de Delhi à Mandawa dans le Rajasthan

4 02 2010

Mandawa, petite ville de 20,ooo habitants, dans la région du Shekawati, est une étape vers Bikaner en provenance de Delhi.  Il s’y trouve une abondance  de havelis (complexes d’habitations particulières à cette région) et de fresques au charme suranné, sans oublier le superbe chateau

                     Chambre coin vivoir

Chateau devenu hotel héritage Mandawa

sans commentaire

Magnifiques fresques

balade en charette tirée par dromadaire, toude ville

chemin faisant  des flaneurs




Delhi

4 02 2010

Arrivée à l’aréoport  de vols internes, je me rends`en taxi à l’aeroport des vols internationaaux à  7 km de distance. Après plusieurs minutes de  recherches et de multiples informations, je suis conduit par un  gentilhomme à la gate 2 où débarquerons mes co-voyageurs qui arrivent à 1h de la nuit sur un vol de Swiss air. Je suis pris en charge par des agents de Sita notre agence Indienne. le grouperassemblé nous dirigeons avec ce bus où  nousnaurons chacun notre siège

         

Nous entrons à l’Hotel Lalite, du nom de son propriétaire , à 2.30h de la nuit. Un hotel récent et hyperluxueux comme je n’en ai encore jamais vu.  28 étages, plusieurs restaurants, boutiques, exposition de tableau. Tout de marbre, rischesse indescriptible. Nous y dormirons deux nuits.

Après une nuit écourtée et le décalge horaire pour certains, nous entreprenons la visite de Delhi, avec notre guide Yasir. Il a étudié le français à l’Alliance  française. Notre Hotel est situé dans le New Delhi qui a été construit par les Anglais autour du  Old Delhi. Nous longeons le mur intial qui protégeait la ville autrefois.

Autrefois l’Inde comprenait une étendue beaucoup plus grande qu’aujourd’hui. Beaucoup de territoires , de royautés, de changement d’occupation étrangère.

Les segements de cet immense territoire comme les royautés devaient se prémunir dontre les envahisseur et devaient construire des murs de protection contre les envahisseur.

Ce Mur entoure le vieux Delhi et après la conquête par les Anglais ceux-ci ont construit tout autour le New Delhi

Nous sommes descendus du bus pour nous faufiller dans le trafic en Rickshas Nous y côtoyons la gamme de véhicules

Motos celle-ci avec femme et enfant

Un marcher coincé sur le trottoir et une foule qui l’envahit à 9 h du matin

L’entrée de la plus grande Mosquée de l’Inde.

Elle peut contenir 25.000 fidèles

Elle est pricipalement ;a ciel ouvert

Seulement une partie est recouverte d’un toit et une autre peut se ransformer en abri contre le soleil ou la pluie

Un tombeau du Mahatma Ghandi. une partie de ses cendres a aussi été répandue dans le Gange

une famille Indienne sollicite notre caméra pendant que l’un deux place la sienne sur nous

Richard notre Guide Canadien

Yasir notre guide Indien

Reproduction de l,Arc de triomphe pour commémorer les nombreaux Indiens mort au combat avec l'armée française lors du la guerre 1914-18

vue du palais Présidentiel

entrée du Kutub Minar la plus ancienne mosquée de l'inde

construit au 13e siècle par un empereur Moghol

 

Remarquez le nombre d’étages de ce minaret, sur chacun des 3 premiers étages, en grès rouge et cannelé, sont reproduites des  sourates du Coran, les deux étages suivants ont été construits en marbre avec des anneaux de grès rouge  Depuis 1981 il n’est plus possible de monter là-haut depuis que 40 personnes sont décédées suite à une bousculade

Le dernier étage a été sonstruit par les Britanniques

un arche magnifique encadre ici la tour servat aussi de Minaret 72 mètre de haut 14 mètres à la base et 2.5 mètres au sommet

colonne de fer non rouillée depuis le
                                                                                                     5e siècle 
Pierres déposées les unes sur les autres et qui se tiennent bien droite sans ciment
à droite derrière les colonnes en ruine,  on est saisi par les colonnes magifiquement burinées. et le splendide portail, rappelant par son ogive les moniments Perses et Turcs. Ce portail est décoré d’inscriptions d’arabesques d’une grande délicatesse, avec l,emploi de marbres veinés blancs ou noirs et de schistes bleus
 





derniers jours de janvier à Puri

26 01 2010
Dans le jardin de l’Hotel Coco Palm où j’aimais aller manger et me retrouver dans cet Eden me faisant me croire dans un bel hotel des Caraibes.
Sur la photo: en avant toute petite et enchantée de nous recevoir Mary Ellen dont je vous ai parlé souvent ; les enfants l’appellent Mary ama…de gauche à droite Christina, Janghi, Reina et sa soeur Doris. Nous étions quatre en ensemble au village Meg de Puri à l’hiver 2008 , elles sont des marraines
Sur le toit du bloc c’est le temps des retrouvailles et de déguster les brownies que Reina avait gloutonnement apportés Excuse-moi Christina de t’en avoir fait perdre la tête et Danhu tu avais osé entrer dans  le cercle des filles

Prakash,Sanjaya          et Nila qui s’en mêle

ci-contre, le fier Sankar, Gouri l’assistante -dir.

et les tantes heureuses de les retrouver. Sankar est brigadier scolaire et veut faire un policier, Prakash et lui viennent de prendre le train (2 jrs)pour Mumbai avec quelques autres taekwendoistes pour Mumbai, pour une compétition nationale. Gouri  avait partcicipé à celle de Dheli en novembre

les marraines se retiennent de respirer , les filles qui ont grimpé sur le dernier toit se faufillent comme des écureuils. J’ai uilisé mon focus, mais elles se baladent gaiement en hauteur.

Ci-contre , Rekka. je l’ai pris par surprise elle se sauve souvent de la caméra. Marraine Line  , la voilà prête à sauter et à droite elle te regarde de loin.

Ici les enfants sont plutôt casse-cou et ont des réflexes rapides pour éviter le danger et les écorchures qui semblent n’arriver qu’à Janghi. La bicyclette , achetée pour Nila pour aller à l’école, elle a en souventdes écochures, enfourchée qu’elle est par la famille de 30, filles et garçons et même les petits trouvent le moyen de pédaler en entrant de travers dans la fourche et vive le cycle! et pour combien de temps? C’est pas grave “uncle 10 rupies to repair my bike!” il faut que jeunesse se passe!

Quelques scènes typiquement Indiennes

Un petit temple que je qualifierais de domestique, presque sur la plage,

   réplique miniature du Jaghanat

Trois jeunes artistes s’affairent à compléter la réalisations de la stèle centrale

un artisan s’adonne à tâche difficile à mettre en mot (cliquer sur la photo pour voir de plus près) Il est l’aîné du groupe

parterre de couleurs et les dieux qui se croient  beaux        

Le jeune brahman s’affaire à ses dévotions face au dieu Jaghanat qui est aussi le nom du célèbre temple de Puri, au centre la soeur de jaghanat

on dirait que le prêtre s’ennuie ou qu’il tente de ressembler à son univers familier

l’ex-prêtre se prête au jeu et apeuré de prendre la main sans trop de conviction de la divine personification Qui ne le serait pas avec les yeux qu’elle a?  dans quelques instants il aura une légère prise de bec avec le brahman qui lui se prends au sérieux et décrie les cinquantes roupies que je mettais dans l’assiette pour la quête…j’ai cru comprendre qu’il préparait un plat de riz pour la communion et je suis parti sans communier comme les hommes à l’église d’antan qui n’étaient pas allés “à confesse”

Autres scènes exotiques lors d’une promenade

rassemblement de  dévôts , le prédicateur est vue de dos

 voilà qu’il s”agit d’un Guru à barbe avec foulard et dhoti.

Il faut dire que Puri est un lieu de pèlerinage de touristes Indiens qui semblent venir plutôt du Nord…à moins qu’il soient aussi attirés par le soleil et la plage qu’ils envahissent au lever du soleil  ou après une visite matinale au Jaghanat temple.

vous apercevez au centre ce qui paraît aussi être des ingrédients pour une sorte de communion

au centre de la photo  un Sadhu une sorte d’ascète (saint) il s’amène avec une clochette et un vase en airain pour les roupies. Je viens de lui faire une offrande. Son bâton pourrait évoquer Lucifer, sa besace et  Il s’est amené quand je conversais avec Rabi de noir vêtu qui  m’avait invité auparavent à m’asseoir, comme il arrive très souvent ici (sorte de politesse dont je bénéficie souvent comme personne âgée respecdtable). Puis il me fait son entrée en matière pour me décrire habilement que malgré qu’il est pêcheur et vendeur sur la plage il n’a pas beaucoup d’argent (sa mère est morte, son père est vieux et il a des soeurs à nourrir) blabla…à mot couvert il me dit qu’il aurait bien aimé venir à ma chambre…vous devinez quoi…voilà ce qui est pour moi un secret bien gardé , je ne révèle pas le nom de mon hotel, voire que je leur dit celui d’une autre….aussi sur cette même photo deux autres jeunes inconnus qui se sont approchés …eux ils ne vont ni à l’école ni au tavail

Gros bateau de pêcheurs, ici occupés à le sortir de l’eau en le portant sur leurs épaules à l’aide des rames qu’ils ont d’abord assujetties solidement au bateau. Il sont entre 9 et 12 hommes à exécuter les différentes étapes de l’aller et du retour de la pêche. A l’approche du rivage le filet a été jeté  à l’eau avec les poissons qui s’y étaient fait prendre et ce pour alléger le poids; il avait au préalable était retenu par un long cable qu’un des hommes avait hélé sur le rivage et le maintenait en attendant  que les autres revienne le sortir de l’eau après plusieurs minutes; deux d’entres sont restés au large pour contrôler la sortie  et ce qu’elle soit la température de l’eau qui de ce temps si pouvait être froide (13 ou 14 degré le matin.

petit bateau et 4 hommes et puis la mise à pour aller larguer leur filet

c’est beaucoup de manoeuvres et d’efforts quotidiens,ils sont sveltes et hâlés en plus de leur couleur de peau noire ou tanne

ici un pêcheur musclé donne une leçon de pêche aux curieux ou est en train de vérifier l’état de son filet. Les réparations prendront une bonne partie de la journée et nécessitent une bonne habileté et des doigts de fée

à l’arrière plan, l’hôtel où j’allais souvent me sustenter lors de mon premier séjour en novembre. Je l’ai délaissée lors de mon retour, car les touristes étant peu nombreux , les mets étaient “not avalaible” et le staff un peu blasé.

voilà qu’un garçonnet, un deux litres d’eau à l’épaule, et sa grande soeur tenant le contenant en aluminium du lunc de son père;le contenant est étagé pour y ranger dans l’un le riz , dans un autre le dhale ou le currie. Ici pas besoin de thermos, le soleil se charge de garder le lunch au chaud

tous deux se dirigent à grands pas vers le groupe de pêcheurs.

Le petit hôtel où je suis demeuré 3 semaines; tout à fait avec vue et le vrombrissement sur la golfe  du Bengal. Je  payais 10$ convena- blement meublé…avec un petit divan et une table, un grand lit patinoire, un coin cuisine sans l’équipement ou je rangeais mes fruits du matin, mes tomates,oignons concombres, citron, huile, gingembre pour ma collation de mi-journée. parfois un petit pain que j’ai dû proscrire, l’ayant retrouvé, un jour, mangé au tiers par une nuée de petites fourmis. `je croyais les avoir éliminées à jamais. Mais voilà qu’elles se sont réincarnées (nous sommes en Inde)  et ont déménagé leur fourmilière dans ma patinoire, je me suis transfomé exterminateur et les ai arrosées avec ma cannette de spray à poux que j’avais apportée du anada. De nouveaux draps et le tour est joué.  Ma chambre était la dernière à gauche au deuxième étage. Sur mon balcon, bien à l’abri des curieux, j’y ai pris mes bains de soleil  quotidiens pour me donner un tan Indien: sur la plage  Janghi n’osait pas se montrer en costume de bain et encore moins “undressed” dans cette marée de gens multicolores et qui se baignent tout habillés.

De mon balcon je me suis transformé en “surprise surprise” avec ma caméra cachée.

fortes vagues                         gamin vêtu dans la tradition                      passager moto fait pipi                

en ricksha parfois à quatre                                         5 s’il y a des enfants

Quelques autres photos instantanées

Je termine mon déjeuner au Shri Hari Hotel qui a remplacé Greenland à ma fin de séjour.

Ma faim y était comblée, l’atmosphère lumineux ey paisible, des serveurs attentionnés et inités au sourire

je termine mon petit déjeuner oeufs et toast jam

Le directeur, Meg et sourire de la belle et très grande Catherine: heureuse de retrouver les enfants après 4 ans

Sankar et Prakash dans leurs atours de cadets policiers et brigadier scolaire. Ils sont ce jour à Mumbai  avec le dir. et maître taekwendo pour une compétition

Voilà une photo où vous me trouvez à la fois triste et en maudit pour ne pas sacrer

Je n’éprouve pas souvent une colère de feu et une peine profonde comme celle que ‘ai ressentie la veille de mon départ pour tenter d’aller récupérer une valise que j’avais laissée  au village MEG en avril 2008, projetant d’y revenir à l’automne. Ce projet a “fouerré” à cause de l’horrible et monstrueux scandale d’agression sexuelle sur de nombreux garçons, dont je vous ai déjà parlé, la cause étant des soupçons soulevés par un collaborateur français au moment du dévoilement relatifs à mon orientation sexuelle. J’ai eu l’occasion de faire le point récemment avec lui par Internet sur cette fâcheuse mérprise qui m’a laissé perplexe, inquiet et impuissant  alors que j’aurais pu être là pour apporter de l’aide relié à ma compétence  dans ce domaine. Heureusement que j’ai pu clarifier le tout avec les pesonnes concernées et mon séjour de deux mois à Puri m’a de rattrapper le temps et retrouver mon énergie et ma sérénité.

Je reviens donc avec ma colère flamboyante. A gauche de la photo un drapeau Indien et derrière moi l’affiche ” les étrangers ne sont pas admis”…les étrangers sont les bénévoles, les parrains et marraines du Canada qui ont construit de leur argent et de leur sueur la plupartes bâtisses et de l’aménagement qui s’y trouve.  Pour en rajouter les frauduleux    et administrateurs continuent de solliciter des dons sur les deux sites Webs…qui peut dire encore pire?

je n’ai toujours pas pu récupérer ma valise, le surintendant n’étant pas là et laissant le message par cellulaire interposé que je pourrai le faire lors de mon prochain voyage.

Quel affront! un village où il n’y séjourne maintenant que trois enfants leur sort devant être statué bientôt et au moins 6 ou 7 employés pour garder un lieu encore plus sécurisé que le pénitencier  où j’ai travaillé 10 ans.

Pour finir ce billet plus sereinement je voulais une photo de la poursuite de mon périple touristique en Inde

Ici je suis rouge de joie de me retrouver au Temple du Soleil, qualifié comme un des plus beau de l’Inde avec son origine du 13e siècle, ses milliers de sculptures dont une bonne partie sont des représentattion du Kamasutra et scènes érotiques, les plus constrastantes en regard de la très grande pudicité des Indiens qui n’oseraient même pas parler de sexe entre conjoints..

Frères et soeurs je vous bénis “Urbi et Orbi”     de la ville de Konark en Orissa, l’an de grâce 2010 comme quoi le passé nous poursuit!

Donc ce temple  construit au 13e siècle , considéré parmi les plus beaux joyaux de l’Inde et à conserver par l’Unesco il est dans un vaste environnement de verdure et bien entretenu

Il est ouvert du lever au coucher du soleil.

       

Remarquez la construction étagée qui dessine en même temps une direction vers la ciel et la luminosité et la couleur variable

un zoom qui fait ressortir les détails et les statues insérées dans les intestices

                                                                                                      Krishna joue de la flute et   une scène ???

au 13e siècle  on osait exposer diverses formes de sexualité

                                        

Diverses  explications à cette absence sw pudeurs

Les ouvriers artisans et sculpteurs étaient loin de leurs partenaires et exprimaient ainsi le trop plein de leur libido

Les moins qui participaient à la construction pouvait ainsi mettre à l’épreuve leur voeu de chasteté

d

des gardiens de sécurités relaxes toujours prêts à siffler pour mettre en garde les touristes qui circule sur un espace exmpt de parapet

ce n’est qu’un aurevoir mes frères

Les bâtisseurs de temples si gigantesques voulaient-ils rejoindre leur idéal de survie au delà de l’espace et du temps. 

deux lions montent la garde et accueillent les visiteurs dont certains etaient venus tôts pour le lever du soleil et reviendront sans doute pour le coucher





acculturation indienne (suite)

17 01 2010

Informations au compte gouttes

Le 11 janvier,  je longeais les rues et explorais dans l’environnement où devait se retrouver  les bureaux CWC (protection de la jeunesse). En effet mes lecteurs savent que je pimente mon séjour de bourlingueur en Inde avec des coups de cœur d’aide humanitaire pour les enfants MEG.  En novembre j’ai  piloté avec Mary Ellen Gerber une action en vue faire avancer les procédures visant à l’arrêt d’agir de l’homme qui abuse de garçons et indirectement des filles depuis 30 ans. J’ai aussi débuté un plan de prévention  pour les jeunes et d’aide aux victimes. Je me suis rapidement rendu compte que nos limites respectives de la communication en anglais n’allaient pas donner les résultats attendus et qu’un tel sujet  nécessite de l’aboder dans leur langue maternelle. Voilà pourquoi je me suis mis à la recherche de telles personnes ressources  si possible déjà formées en ce domaine.

J’ai finalement trouvé de bonnes personnes qui  pourraient me donner accès à ce réseau. Si je vous raconte cela c’est à la fois pour donner l’heure juste sur l’occupation de mon temps et en même temps vous offrir un autre exemple que la persistance à chercher donne des résultats. C’est ce qui s’est passé après 2 heures et ce grâce à un jeune collégien de la ville voisine qui m’a servi d’interprète et de guide et qui plus est m’a appelé le lendemain pour s’assurer si j’avais atteint le but poursuivi. Voilà donc un autre exemple de service spontané et gratuit. Merci publiquement à toi Aditya pour l’aide réel apporté et ce même si le « merci » dans ta culture n’est pas familier.

Cette démarche m’a aussi permis de mettre les pieds dans le complexe des Cours de la justice criminelle, civile et juvénile et d’y saisir l’atmosphère et l’organisation matérielle à l’opposé de nos gigantesques palais de justice. On y circule librement sans gardien visible ou policiers en vue, du moins qui ont pu échapper à mon regard à cause de leur uniforme kaki.

Je me suis aussi  rendu au district du CWC (cf ci-haut), une dizaine de fonctionnaires regroupés en rectangle derrière leurs tables de travail ( ce regroupement est un pattern présent dans tous les domaines), et ce au milieu de liasses de papier ligotées d’ un pied d’épaisseur ainsi que d’autres juxtaposées sur une tablette à l’orée du plafond. S’agit-il de dossiers clients ou de protocoles devenus caducs, je n’ai pas osé vérifier. Autre particularité, la discrétion ici n’est pas une valeur prisée, on peut très bien parler au directeur alors qu’il est en entrevue avec quelqu’un, à moins qu’il s’agisse d’une heureuse coïncidence comme ce fut le cas, et que les personnes recherchées s’y retrouvent justement et me donnent un rendez-vous à leur bureau le lendemain. En prime l’un d’eux viendra aimablement me cueillir pour m’y amener

Scène 6e

Une femme d’exception

Telle est celle avec laquelle conversait le directeur du CWC  qu’il m’a référée comme ressource possible.Son nom abrégé est madame Acharya travailleuse sociale toujours très active à 78 ans Elle gère un organisme  indépendant sans but lucratif mais en lien avec les instances gouvernementales. La clientèle privilégiée est les femmes abandonnées ou victimes de sévices et leurs enfants. Ils y retrouvent le gîte, le couvert et des ressources visant leur développement global vers l’autonomie. Elle accueille aussi des enfants de la rue et cherche à leur procurer la sécurité physique, affective et l’éducation, voire même les orienter vers des familles adoptives.

Madame Acharya m’avait permis de prendre une photo. Il s’agit donc de femmes d’âges variables. Deux d’entre elles sont de jeunes mères; l’une semble veiller sur son poupon qui dort, l’autre est occupée à le consoler. L’ensemble s’adonne à développer leurs habiletés manuelles  et créatives ( fabrication de bijoux, couture). Derrière leur regard on peut deviner leur état de femmes rejetées (destitued) , veuves ou maltraitées. A  l’arrière, vous apercevez la dame qui en prend soin et le jeune homme qui s’occupe de l’informatique et de  l’administration. Elle m’a aussi présenté deux fillettes amenées par la police qui les avait vues errantes dans la rue.  Il s’est avéré cependant qu’elle n’avait pas dans son personnel d’intervenants aptes à œuvrer auprès des enfants, victimes d’abus sexuel. Je continue mes recherches  à ce niveau.

Scène 7e  l’ONCLE  JANGHI…VITE AUX PREMIERS SOINS

Samedi soir dernier, après la danse à 21h, on se dirige vers la salle du dîner. Je suis Mary Ellen et Guri  dans un couloir non éclairé au plancher inégal et au plafond bas  supporté par des poutres de ciment. L’une d’elle me signifie rudement son opposition à mon passage inopportun et voilà que le sang jaillit et laisse des traces sur le trottoir. Les enfants s’animent et je me retrouve entouré d’eux à l’intérieur et entre les mains soignantes de celles qui me précédaient. Rapidement Santos, un jeune homme du voisinage me fait enfourcher sa moto et nous voilà chez le docteur, où plutôt à ce qui se trouve également un petit comptoir pharmarceutique, qui côtoie les autres échoppes.

Celui que je prends pour le pharmacien fait les premières constations et appelle le médecin qui s’amène rapidement, lui aussi en moto. Il jette un œil furtif à mon « bobo », parle au commis et me donne une prescription d’onguent et d’antibiotiques. Une visite prévue le lendemain matin, un nouveau pansement, par le «  pharmacien ». Je m’en tire avec un reçu de soin 15$. Il y a donc en Inde des médecins de la rue et des urgentistes qui vont vers leur patient. Les enfants, 3 jours plus tard, prennent encore des nouvelles de ma survie. En effet, la moindre égratignure n’échappe pas à leur regard et leur compassion.

Guri est heureuse de constater la guérison du patient.

 Scène 8e

Visite d’exploration dans un autre Children Home dans le but de chercher des alternatives à la nouvelle façon de continuer d’aider les enfants telle que l’entrevoit Mary Ellen Gerber.

Reçu courtoisement par le jeune directeur,  il me met en communication avec son patron qui réside dans la ville voisine. Il me fait entrer dans le vivoir où 25 garçons, assis  en deux rangées le long du mur,  sont à absorber le riz et le dhale du midi et ce presqu’en silence. Il m’offre un thé qu’il a demandé à sa femme de me préparer. Il me fait la conversation sur le fonctionnement de cet orphelinat…les garçons, en quittant, viennent chacun leur tour me toucher les pieds (geste de respect et de déférence), ce à quoi j’ai aussi eu droit de la part d’adultes à quelques reprises. J’ai aussi appris que les signes des mains jointes accompagnant le « Namasté »  n’attendaient pas de retour de la part de la personne qui s’en trouvait honoré.

Le jeune directeur m’apprend qu’il vit dans l’orphelinat avec sa femme et leur jeune garçon qui partage la vie des autres enfants…Il me fait visiter avec parcimonie chacune des pièces d’une maison très fonctionnelle et reflétant  la propreté et le confort. Il s’y trouve même une petite lessiveuse et un réfrigérateur, ce qui n’est pas souvent le cas dans ce grand pays aspirant à être la 3e puissance économique mondiale. Une auto-rickchas est aussi la propriété de la maison et les enfants y sont conduits à l’école qui se retrouve à une certaine distance.

Sur mon chemin de retour , je contourne  ce chien qui aurait lui aussi besoin de soins, mais qui a quand même réussi à se mettre sur ses pattes 

et ce bovillon  peinard qui venait par son muffle me signifier son besoin de compagnie

 

 

 

 

 

Scène 9e

L’achalandage des restaurants

Je me surprenais à me retrouver le seul  client, quelque soit l’heure de mon arrivée. Également j’observais qu’il pouvait s’y trouver 3 ou 4 serveurs qui y palabraient ensemble ; puis il ne fallait que quelques secondes pour qu’ils se réfugient dans la cuisine, laissant seul celui qui allait se présenter pour me servir. J’ai développé des stratégies pour tromper la solitude ou  la durée de l’attente d’être servi. Apporter un bon livre quand j’en ai la possibilité, aller sur internet avec mon petit portable ,, ou comme, ce soir là, utiliser ma caméra pour animer et remplir l’espace de jovialité et de camaraderie.

 

 

 

 

 

 

 

Voici des gars dont le ventre ne peut prétendre crier famine . Vous savez que le foulard ici est multifonctionnel: protéger du froid ou du soleil, s’entourer la taille pour se changer en publique , s’essuyer les mains et parfois se moucher et qui sait…

Le peu d’achalandage s’explique aussi par le fait que les familles indiennes se font servir aux chambres, et qu’un grand nombre utilise les cantines sur les trottoirs. Aussi  je m’y retrouvais à l’heure de la sieste (alors que les Indiens s’étendent à l’ombre qui sur un banc, sur le trottoir, voire de travers dans les marches d’escalier, ou les pédaleurs de rickhas sont aperçus pliés en deux sur le siège de leurs passagers ou nettement par terre en-dessous).

Également ils se retrouvent en gangs pour le dîner (souper) entre 9 et 11 heures du soir, alors que moi je suis déjà au lit.

Scène 10e

Plage achalandée:

Des résidents et surtout une foule de touristes Indiens et de pèlerins qui y viennent parfois de loin  envahir la plage avant ou après  leur pèlerinage au temple. 

Dès 10 heures du matin, des familles entières se rassemblent en masse sur la plage. Le marcheur doit se frayer un passage pour  avancer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On se regroupe autour d’un objet à observer, les interactions se promènent comme si tous se connaissaient. Vous remarquez en avant scène la dame qui se recueuille devant la mer..il est fréquent de voir des gens s’y approcher, s’incliner et la main droite dans l’eau puis se signer.

De ce temps-ci les matinées sont fraîches, les gens s’amènent dès 7 heures et plusieurs ont encore leurs vêtements pour se garder au chaud, alors que moi je suis habillé léger.

Un chameau  fera quand même son chemin

Ainsi que ce petit cheval ou mulet qui, bien que s’être fait faire une beauté, n’a pas l’air dans son assiette, comme s’il n’avait pas bien dormi.

Les deux palefreniers se demandent si leur journée leur rapportera suffisamment de roupies.

Causez toujours, nous nous roupillonnonss.

et oup!… à l’eau et pourquoi pas moi aussi

Sari , panatalon et  chemise, qu’à cela ne tienne! la lessive se fera en même temps et le tout  sèchera rapidement

Un papa fier de sa poupoune

ou de son poupon , qui sait?

en tout cas des cheveux il ou elle n’en manque pas…alors que lui!

Eh hop!

Qu’est-ce que tu attends  pour monter?

Chamelle ou chameau ou dromadaire? difficile de  savoir elle a revêtu son hidjab





Acculturation d’un touriste en Inde

10 01 2010

Pendant les 3 semaines de janvier que je passe à Puri en Orissa, j’entends croquer quelques scènes de la vie quotidienne et les commenter

Préambule (mise au point pour mes lecteurs)

La simplicité volontaire peut-être pratiquée malgré soi (vivre avec ce qu’on a) ou par choix: voyager de façon économique pour pourvoir partager ce qu’on a et non le supplément avec ceux qui nous accueillent dans cet incroyable Inde.

Récemment , j’ai cessé de donner des détails  sur mes économies de bourlingueur, suite à une question que me posait ma vieille amie Marilyn sur leur utilité. Eh bien j’ai changé de position et je vais en mentionner à l’occasion pour ceux d’entre vous qui anticipent d’y venir selon leur propre situation financière ou choix de mode de vie.

Autre aspect important , l’information nous est donnée au compte gouttes et de façon minimale; nous avons à faire nos propres recherches, selon le minimum d’indice ( ne jamais être sûr qu’on a bien compris, mais poser les questions).

Scène no 1

Le centre de santé de Visakhapatnam où j’ai séjourné  1 au 6 janvier 2010: vous avez au centre le docteur et sa femme et votre humble serviteur entouré de deux patients en train de se redonner une santé par de moyens dits holistique.

om, heures de visite et adresse de l'établissementle père du propriétaire actuel en est le fondateur 

Cliquez sur les photos pour les agrandir.Malgré le titre d’hopital, “centre santé” est plus approprié; le séjour conseillé est d’un mois comme en fait fois la publicité que vous pouvez retrouver sur leur site web www.naturecurehospice.com

Les patients y viennent pour des problèmes précis comme perdre du poids et autres symptômes …la naturopathie , le yoga , les exercices  sur des machines , le bain de boue, les bains chauds ou à vapeur sont les plus utilisés, certains éléments de la médecine ayurvédique y sont présents. Le patient que voici a des besoins particuliers , il est devenu paraplégique suite à un accident de moto et ne peut se mouvoir seul et son père est cette présence continue

une jase de quelques minutes avec ce jeune homme, a réveillé en moi le thérapeute ….il y a un an et demi que son accident est survenu…j’ouvre  des avenues à la fois du  deuil de son incapacité partielle et de ses ressources physiques (réhabilitation) et psychologiques (un sens à sa vie)par un retour aux études et un projet d’autonomie par le travail ( son intelligence, son esprit  et son coeur sont toujours au rendez-vous… le sourire un peu commandé par cette 2e photo contient-il de l’espoir pour lui et son père (qu’il puisse luis aussi vivre sa propre vie). Un mot de briefing glissé au docteur m’a laissé perplexe quant à son approche holistique: quant à lui le jeune accepte bien son handicap et les traitements de son Centre vont compléter le tout..hum!

on dirait que notre gamin, fils d’une employée) s’accomode à son tour du caractère un peu neutre ou rigide des  personnes: Mr le Docteur au milieu semle un peu sur ses gardes, Madame ( soignante, coordonnatrice des soins et cuisinière en sus et prof de yoga )…il faut dire que si je rencontre des bons vivants, décrontactés et souriants, je crois qu’un grand nombre d’autres Indiens  croisés  sur ma route sont souvent peu  expressifs , voir fermés. Le docteur lui-même a commencé à se montrer plus détendu vers la fin de mon séjour où il m’a confié ses réalisations de sa carrière longue de près de 40 ans  comme naturopathe et son rayonnement professionnel. Il faut dire aussi que je l’ai pris pour un vrai docteur…car au début il m’a fait m’étendre sur une table de traitement  a pris mon pouls , ma pression puis mon poids… lui et madame ont aussi deux autres centres semblables en ville. 

Il me faut ici mettre la pendule à l’heure  parler d’un malentendu qui s’est créé dans mon choix de cet hébergement. Pour cela je vous réfère à mon préambule où je disais que les informations arrivent au compte gouttes et qu’il nous faut poser les bonnes questions.

J’avais identifié cet endroit lors de mon séjour dans cette ville au début de décembre. J’y étais allé recevoir un massage et le Docteur m’avait informé qu’il y avait aussi des chambres (j’avais compris) pour accomoder parfois des touristes

Je m’y suis donc amené dans le but de m’y héberger dans la quiétude et bénéficier de l’un ou deux massages…en faisant les arrangements j’accepte d’emblée une chambre avec vue sur la mer à 10$ et la diète et les deux repas  et un massage.

Or voilà que le lendemain on vient m’annoncer que je dois me rendre à des traitements…j’ai finalement accepté d’expérimenter…pour découvrir que celui avec la boue m’a fait vivre de longues minutes incomfortables: le jeune homme m’enduit de glaise délayée à l’eau froide sous les palmiers au frais du matin et me laisse là à attendre les effets de la boue  sur mon corps. D’ailleurs le  grand Gandhi lui-même avait foi en cet outil de  guérison…mais moi, ce matin-là j’ai dû faire appel à mon endurance et appliquer mon accomodement déraisonnable à ce que je qualifiais d’indifférence. Il faut aussi ajouter que les autres traitements à la vapeur et les bains chauds  contribuent autant au bienfait de la chaleur pour le patient qu’un exercise de mise en forme pour les soigants qui doivent remplir les bains à la “chaudiérée”, alors que pour nous il serait si simple  de prolonger la tuyauterie.

Ceci dit j’ai quand même permis à la masseuse de laisser promener hardiment ses grosses mains sur mon corps pour le réveiller de sa léthargie et à mon esprit flotter sur les vagues de son fredonnement du début à la fin. Quant au masseur il a réussi à me faire oublier que mon corps avait gelé lors de l’endui de glaise… Tout compte fait il ne faut pas en demander trop…quand c’est presque du bénévolat ( 4$)

Aussi à signaler que le quart des lits de l’hopital est réservé pour les pauvres.

Somme toute j’y ai passé une semaine très Zen et au petit soin par la diète et les repas non épicés cuisinés par madame et servi àma chambre par de jeunes dames empressées. Le tout pour 75$ pour 5 jours, c’est à prendre ou à laisser

*****************************************************************************

Deuxième scène

Une école pour jeunes raccrocheurs

Le fondateur et maître d’oeuvre depuis 5 ans   de cet ONG est Raji,  enseignant avec une Maîtrise  et frère de Madame. Celle-ci m’y  m’y a amené gentiment y passer une heure et j’ai saisi quelques images de ce groupe d’enfants vivant dans les mansardes environnantes avec leur famile.

 

 

 

Une trentaine d’enfants s’entassent dans cet abri sommaire: une rangée d’enfants assis à l’indienne  par terre ( ouf et la mousson?) et l’autre sur des bancs accompagnés d’une table qui eux sentent le neuf . Deux autres  profs, des dames, et Raji se donnent le défi de les préparer à rejoindre l’école régulière. Ce ne sera pas facile pour ces enfants d’un quartier à proximité de la gare appellé “colonie” mais le bourlingueur a eu le souffle coupé pour la traverser entre les mansardes pour gagner cette école de “brousse”…en même temps les enfants m’ont paru y trouver un stimulant pour leur créativité par le tricot

le yoga enseigné par Madame  docteur 2 fois par semaine  et par le Raji qui en mènent certains à devenir contorsionniste pour le cyrque du soleil, qui sait?

 et la danse indienne

 exécutée par garçon et filles.

La danse et le yoga font appel à leurs habiletés corporelles

Le crochet fait appel à leur imagination et à l’agileté  de leurs mains qui les amènent à mettre de la couleur dans leur vie. De plus les pièces réalisées sont soit pratiques, soit un éveil à la beauté des choses .

 

  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remarquons , à partir de  la gauche, le petit espiègle, le visionnaire à la manière de Gandhi, le regard pénétrant et les bras d’athlète du turban bleu, la petite qui s’est frayé un chemin pour faire sa place parmi les gars ( bras protecteur de l’un et le malaise apparent de l’autre), le regard attentif de celui au turban orange et les 3 filles derrières qui cherchent à se faire voir.

A noter que ce sont tous des Sickhs  qui s’identifient par les couleurs variées de leur turban et les filles par la façon de nouer leurs long cheveux. tous ne semblent pas revendiquer d’accomodements raisonnables.

C’est avec une attitude quasi religieuse que j’ai passé cette heure avec un groupe d’enfants qui au début semblaient timides et étonnés à la fois et qui spontanément se sont mobilisés pour témoigner, au visiteur venu de loin, de  leur vitalité et leur savoir faire

Cette visite m’a permis de réaliser que les Indiens sont tout à fait en mesures de prendre en charge le mieux-être de leurs enfants et de vivre un bon moment quasi inoubliable avant mon départ sur le train pour Puri

********************************************************************

Scène trois

A l’entrée de la colonie j’avais  vu et entendu  ces jeunes hommes que j’appellerai “dompteurs de métal”

Dans un tintamarre strident qui marque leurs coups de masse qui se répondent en cadence, ils s’acharnent à transformer en corbeilles à même le couvercle ou le fond de barils recyclés. Ces contenants serviront entre autre chose à déposer le sable ou le ciment pour les femmes (en majorité) qui triment dur sur les chantiers de constructions. Remarquez le turban varié des deux forgerons.

La morale de cette histoire il n’y a pas de sot métier et des jeunes qui ont du courage et de la patience et de bons timpans!

******************************************************************************

Scène 4e

Dans le train pour Bubhaneswar (vers Puri) `: 10 heures en wagon de 3e classe pour imiter Gandhi, le bourlingueur, pas trop magané à 5 heures du matin, s’emmitouffle pour se protéger du froid qui s’infiltre par les fenêtres non-hermétiques

 

 

Rétrospectivement, il regarde là haut juché sur le 3e lit Samir et Anita en tête à tête alors que les autres voyagés sont déjà au lit

 

Pour le lecteur, je rappelle que Samir est le fils aîné de la famille Jena   et le frère des deux garçons que je parraine à la fondation MEG. Sa blonde Anita étudie pour devenir infirmière; ils sont des copains de pensionnat et leur idylle dure depuis plus d’un an. Samir m’avais caché qu’elle serait du voyage pour me faire une surprise et il faudrait ajouter pour son grand plaisir ainsi que celui d’Anita.

Mentionnons qu’en Inde les jeunes peuvent cohabiter qu’après leur mariage, à moins que dans les grandes villes ils puissent échapper à la surveillance des familles.

ce document a une histoire de plus d’un an. Il s’agit du fameux du fameux certificat dont je vous ai déjà parlé  Ils’agit du certificat de 10e déjà disponible, mais dont il fallait acquitter les frais de scolarité pour pouvoir en disposer. Il s’agissait d’un montant de 300 dollars que nous sommes parvenus à négocier à rabais pour 200…

Samir est content de pouvoir présenter son diplôme à son employeur et aussi pouvoir compléter ses études en informatique pour améliorer son sort. Il travaille présentement dans une ferronnerie oû il peut poursuivre son apprentissage de l’informatique

 

à suivre : d’autres scènes de la vie quotidienne Indienne….. 

 

 

 

 

 





retour à Visakhapatnam

5 01 2010

Cette ville  de un million d’habitants fait partie de l’Andra Pradesh et est une ville côtière du golfe du Bengale ; elle est dôtée d’un port maritime international. `Elle a déjà fréquentée par les touristes mais il semble que les citadins se sont réservés le splendide littoral doté d’une magnifique et longue promenade

 

La plage est présentement déserte, mais tous les matins et le soir les familles se retrouvent en grand nombre pour profiter de la fraîcheur de l’air, où se laisser fouetter, en gang et tous habillés, par les vagues

Très peu d’hotels s’y retrouvent, mais de gigantesques tours d’habitation s’alignent face à la mer

 

 

 

 

en avant plan une sculpture  pour adulte averti dont la base sert aussi de halte de repos pour ado qui semble ce plaire dans ce lieu où s’alignent plusieurs autres monuments de ce genre.

 des mini-temples en l’honneur de Krishna ornent  ce petit parc , lieu de prière et de repos

 

 

 

 

 

 

Plusieurs autres hauts personnages politiques se positionnent de diverses façons  et  sont parfois regroupés au bord du boulevard qui longe la plage` 

celui de gauche indique le direction etvers où il veut mener son peuple

celui de droite est bien fier de ce qu’il a accompli et peut maintenant se reposer sur ses lauriers.

Je vous rappelle que mes deux séjours (débuts décembre et janvier) visaient à reprendre contact avec Samir et Sukanta les deux autres membres de la famille Jena que je vous ai présentée dans un billet antérieur

Sukanta a douze ans, il est venu rejoindre son grand-frère à la demande de ses parent qui ne pouvaient plus composer avec la rivalité des deux petits frères.

Samir a dix-neuf et il était fier de me confier lors  de mon premier contact avec lui qu’il était le premier enfant que Mary Elllen Gerber a recueuilli suite au Cyclone de 1999 alors qu’il avait 7 ans….

Il a présentement un travail lui permettanr de faire l’apprentissage de l’informatique…..

Son salaire est de 2,000 roupies par mois 50$…il a les yeux sur un autre emploi qui lui en donnera 3,500. Il avait un obstacle de taille que je lui aidé à franchir . Son certificat de 10e année était retenu à son école faute d’avoir pu verser 8,000 roupies pour les frais de scolarité. Mary Ellen m’avait  fait une avance de fond que j’ai complétée avec les économies que je fais dans mes choix  d’hébergement et de repas…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il était fou de joie de me dire que maintenant il pourrait présenter ce certificat à ses employeurs et surtout compléter ses études lui permettant de devenir informaticien….

il m’a aussi mentionné que deux autres de ses copains sont dans la même situation: leur certificat est retenu faute de fonds…..je vais tenter de tendre la main à mes amis qui partagent le même intérêt d’aider des jeunes qui veulent s’aider…

 Quant à Sukanta il a 12 ans et est en 6e année. Son deuxième changement d’école et le fait la présente se trouve dans un autre où l’on parle le telagu lui coupe l’intérêt pour l’école, il se débrouillerait bien toutefois en anglais.

En cherchant les solutions Samir propose qu’il puisse travailler avec les manuels de sa langue, l’Oria et qu’il puisse aller passer les examens en cette matière en Orissa son état.

Je trouve déjà Samir très généreux de s’en occuper et Sukanta semble préférer vivre avec son grand frère qu’avec sa famille…..comme vous voyez mon ex-boulot de thérapeute familial me poursuit…..

Ainsi se termine le récit de mes états d’âme qui rejoigent ceux de mes jeunes amis, avec lesquels je m’apprête à me taper 12 heures de train demain vers Puri en Orissa   

 

 





Mon Noël à Pondi

5 01 2010

Ancien territoire Français la ville de Pondichéry (maintenant Puducherry) compte 700,000 habitants. En 1954 , au moment de l’indépendance 30,ooo Indiens sont venus s’installer en France; j’en ai rencontré d’ailleurs quelques uns qui ont une deuxième demeure à Pondi et viennent y séjourner pendant la belle saison.  Les avantages sont donc qu’un touriste francophone peut y converser en français à tous les jours, y incluant  un bon nombre d’Indiens qui se débrouillent dans cette langue. Ainsi au cours d’une promenade sur la rue Capitaine Marius Xavier j’ai fait un contact avec Dominique ,  française d’origine ayant vécu plusieurs années en Californie. Elle est ici depuis 3 ans et vient d’ouvrir une boutique où elle offre ses tableaux , autres produits sa création y compris de magnifiques Kimonos ; elle a aménagé sur le toit un café rencontre. Nous y avons fait connaissance en sirotant un chai, thé indien                                                                                                             

Elle m’a amené visiter le temple  de Vilanur aussi dédié à Shiva (photo 1) nous sommes photographiés (photo 2) devant un endroit où les futurs mariés  vont déposer  leur demande pour la réussite de leur mariage; quant à nous, nos deux sourires ponctuent cet instant, libre à vous de laisser s’agiter vos neurones

Elle semble dire oui et je suis content 

|Tout en me promenant dans le temple j’ai saisi quelques prises exotiques

Et d’autres plus contemporaines:

Les temples sont fréquentés par des familles, donc on a pensé aux enfants et à l’environnement: ici le singe tient une poubelle où nous pouvons lire “use me”…ce symbole de plus en plus utilisé en Inde…par ailleurs les habitudes sont lentes à changer. Je viens de lire l’autobiographie de Gandhi; déjà au début  du siècle dernier il faisait des campagnes de sensibilisation sur la cueillette des déchets et la propreté et l’hygiène personnel. Sur ce dernier point il a été entendu, mais pour ce qui est des déchets ti-Mé  serait occupé jour et nuit.

Il faut dire par ailleurs que le processus se fait par étapes,  on jette où on est , les animaux ramassent ce qui est mangeable, les chiffonniers récupèrent ce qui peut être vendu (carton, papier, plastique) et les éboueuses (surtout de femmes) balaient et vont domper dans les container.

Il faut ajouter que la ville de Pondichéry  et ces citoyens s’en préoccupent davantage collectivement: poubelles, affiches.

Cette digression sur ti-Mé prend fin ainsi

En effet j’ai passé Noël à Pondi. Comme je vous l’ai signalé de la mi-décembre à la mi-Janvier les touristes sont comme Joseph et Marie qui cherchaient une place pour dormir. J’ai moi-même réussi à m’héberger en changeant 3 fois de guest house, ce dont mon statut de nomade s’accomode bien par ailleurs.

A Pondi, il y a plusieurs églises catholiques  et un foule d’ Indiens les fréquentent. J’ai donc choisi d’aller à la messe de Minuit dans cette église, ou plutôt sur le parvis étant donné la foule dense et bigarrée qui s’y rassemble.

Vous apercevez un écran dans la porte centrale qui retransmet les images de l’intérieur.La cour côté gauche et droit  grouille d’hommes , femmes et enfants qui chantent  en Tamoul les chants de Noel sur des airs connus…la messe a duré deux heures y compris le long laius du curé à la toute fin…personne  n’est sorti avant et ce fut l’embouteillage sur la rue où les Rickshas et motos attendaient les passagers, les piétons comme moi ont réussi à se faire un chemin

Voici quelques photos prises dans les rues avant la messe

Oui je suis très enchanté de mon 3e séjour à Pondi. Il m’a permis de sonder le terrain en vue d’y faire un séjour prolongé (janvier-avril). J’y parlais le français tous les jours deux des gîtes favorisaient ces contacts avec d’autres touristes. Je n’ai pas toutefois rencontré de Québecquois(es). Qui sait j’en amènerai peut-être avec moi lors de mon prochain séjour…

Je sais au moins que sur la rue Capitaine Marius Xavier il s’y trouve une copine avec qui j’ai passé de longs et bons moments à échanger, casser la croûte, nous raconter nos vies et mettre en commun nos expériences. Il se trouve que Dominique a aussi passé un bon bout de temps à Puri et Pondi avec les enfants MEG. Elle vit en Inde depuis 3 ans et m’a appris beaucoup sur la vie des gens d’ici et à relativiser l’impact des Organismes non gouvernementaux ONG étranger, à savoir que les Indiens sont les mieux placés pour mettre en place les changements utiles au bien-être de leurs congénaires.

Dominique, en concluant le présent billet sur mon Noël à Pondi, je te réitère combien notre copinage m’a grandement aidé à passer un Noël serein et rempli d’humanité;  mes lecteurs je vous laisse cette photo qui vaut mille mots.








Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.